Informations vétérinaires

Escargots et limaces = Danger pour votre chien?

Les escargots et les limaces sont les principaux vecteurs d’Angiostongylus vasorum, plus souvent appelé « vers pulmonaire ».
Ce vers est un parasite encore assez peu connu des propriétaires de chiens mais que l’on rencontre de plus en plus fréquemment dans nos régions.

Pourquoi ce nom ? Car Angiostongylus vasorum est un parasite du chien qui, au stade adulte, vit dans son système vasculaire (en particulier dans l’artère pulmonaire et le cœur droit) et qui, au stade larvaire, se retrouve dans son système respiratoire (bronches). Ces différentes localisations, système respiratoire et vasculaire, permettent de mieux comprendre le danger potentiel que représente ce vers pulmonaire.







Quels symptômes votre chien présente-t-il lorsqu’il est infecté ?

Votre chien peut présenter des symptômes généraux (perte d’appétit, abattement, …), des troubles respiratoires (toux, intolérance à l’effort, …), des troubles vasculaires et de la coagulation (saignements excessifs d’une plaie, hématomes, hémorragies, thromboses, …), des troubles neurologiques (changement de comportement, épilepsie, perte d’équilibre, …) et parfois même conduire à la mort.

Votre chien a-t’il un risque de contracter cette maladie ?

Pour mieux comprendre comment et quel chien peut s’infecter, il faut connaitre le cycle d’angiostrongylus vasorum :






N°3 et 4 : le chien va ingérer le troisième stade larvaire (L3) du parasite, soit en avalant un escargot ou une limace qui sert d’hôte intermédiaire au parasite soit en ingérant le mucus déposé par ces mollusques sur le sol, une herbe, … Cette larve, une fois dans les intestins du chien va traverser la paroi intestinale pour rejoindre les ganglions abdominaux et évoluer au quatrième stade larvaire (L4). Elle continue son périple par les vaisseaux lymphatiques et les vaisseaux sanguins du foie pour atteindre son objectif.

N° 1 : La larve atteint le cœur et va s’y transformer en vers adulte. Angiostrongylus vasorum va, dès lors, pondre ses œufs qui vont se retrouver et éclore dans les petits vaisseaux sanguins pulmonaires pour donner le premier stade larvaire (L1).

N°2 : Cette petite larve migre dans les poumons et remonte les bronches du chien pour arriver dans son pharynx où elle sera déglutie. Après transit dans le tube digestif, elle sera éliminée dans le milieu extérieur via les selles.

N°3 et 4 : Les L1 vont alors poursuivre leurs développements à l’intérieur d’escargots ou limaces (parfois des grenouilles) et devenir des L3 qui vont parasiter le chien ou d’autres carnivores sauvages tels que le renard N°5.

Comment protéger votre chien ?

Le comportement naturel du chien curieux, chasseur, renifleur, …. le prédispose à entrer en contact avec ces mollusques. La prévention via l’administration régulière de vermifuges adaptés est le meilleur moyen pour protéger votre chien contre le vers pulmonaire et ce dès son plus jeune âge. Si vous constatez des symptômes chez votre chien qui peuvent indiquer la présence de vers pulmonaires, contactez votre vétérinaire, il pourra instaurer un traitement adapté à votre animal.
!!! ATTENTION !!! Vouloir limiter l’ingestion de limaces et d’escargots par votre chien en répandant de l’anti-limace (granulés bleus, …) dans le jardin n’est pas une bonne solution. Ces produits sont DANGEREUX ET TOXIQUES POUR VOS ANIMAUX. Ne vous trompez pas de cible….

Et votre chat ???

Le chat peut, lui aussi, être victime d’un vers pulmonaire mais celui-ci s’appelle Angiostrongylus abstrusus. Son cycle est similaire au vers pulmonaire du chien. Chez le chat, on observera plutôt uniquement des symptômes généraux et respiratoires (abattement, toux, respiration sifflante, éternuments, écoulements nasal, …) qui peuvent aussi mener à la mort de l’animal. Le comportement de chasseur du chat le prédispose d’autant plus à se contaminer ! Il est donc essentiel de mettre en place des moyens de prévention comme pour le chien dès les premières sorties du chat.



Pensez-vous bien connaitre les puces?

Les puces sont les parasites les plus communs de nos animaux domestiques, on en entend souvent parler mais sans se sentir vraiment concerné, jusqu'au jour où on en est infesté !

Qui sont réellement les puces ?
     La puce, aussi appelée Ctenocephalides felis, est un insecte piqueur ectoparasite ce qui veut dire qu’elle a besoin d’un hôte pour vivre, préférentiellement votre chat et votre chien.

Au cours de sa vie la puce passe par quatre stades de développement :

     1. Les œufs : 24 à 36h après son repas de sang, la puce va pondre ses œufs (jusqu’à 50/ jours) qui vont ensuite tomber sur le sol, le plus souvent dans le panier de votre animal de compagnie.
 Au bout d’environ 10jours, l’œuf va se développer pour devenir une larve qui ressemble un peu à une chenille de 5mm,
     2. Les larves : la larve est photophobe et détritivore, cela signifie qu’elle fuit la lumière, cherche à se cacher dans des endroits sombres et humides (ex : interstices de parquets, tapis, …) et qu’elle se nourrit de débris et des excréments solides des adultes qui tombent eux aussi dans les paniers,… La larve, une fois pleinement développée va alors se métamorphoser en nymphe.
     3. Les cocons : la nymphe se tisse un cocon de soie protecteur qui va se coller aux débris environnants (poils, poussières, tapis, parquet…). Le cocon est le stade de vie le plus résistant de la puce, il peut survivre 6 mois jusqu’à plusieurs années dans un environnement favorable (humidité, chaleur…)! 
    4. Les adultes : les puces adultes vont émerger de leur cocon sous l’influence de stimuli externes tels que l’augmentation de la température ou les vibrations dégagées par le déplacement de votre animal. Dès leur émergence, les puces sautent sur votre compagnon. Elles vont vivre la plupart de leur vie dans son pelage, où elles vont se nourrir de sang, déféquer, se reproduire et pondre leurs œufs qui tomberont au sol.






Comment mon animal est-il infesté par les puces ?
     La contamination se fait :
                 - soit par contact direct entre deux animaux : les puces sautent du pelage d’un animal à l’autre.
                 - soit par les puces présentes dans l’environnement de votre compagnon!
     Effectivement, 95% de la population des puces sont les œufs, les larves et les cocons qui se retrouvent dans le milieu de vie de votre animal. La chaleur est essentielle à la survie des larves et des cocons, cette contamination peut donc venir aussi bien de l’extérieur (du printemps à l’automne) que de l’intérieur de nos maisons (nous n’éteignons pas le chauffage en hiver!). Il est important de savoir que votre animal peut être contaminé tout au long de l’année!






                                                                               


 
Quels sont les dangers pour mon animal d’avoir des puces ?
     Le grattage : la piqûre mais surtout la salive injectée par les puces lorsqu’elles piquent la peau de votre animal pour prendre leur repas de sang est allergisante. Elle provoque une réaction de démangeaison, le chat ou le chien va alors se gratter. 
     Allergie et problème cutané : certains animaux sont plus sensibles que d’autres aux piqûres de puces, ils vont développer une dermatite allergique aux piqûres de puces qui se traduit généralement par un léchage excessif et l’apparition de plaies. 
     Transmission d’autres parasites : quand votre compagnon se lèche et ingère les puces, celles-ci peuvent transmettre d’autres parasites comme les vers plats appelé Dipylidium caninum. Egalement, il existe Mycoplasma haemofelis, une rickettsie transmise par la salive de la puce et qui peut induire une anémie chez le chat. 
     Une spoliation sanguine : Lors d’infestation massive, la quantité de sang prélevée par les puces peut aller jusqu’à provoquer une anémie de l’hôte, particulièrement chez les jeunes animaux. 

Comment savoir si mon animal a des puces ?
     L’observation directe des puces est plutôt rare sauf en cas d’infestation importante. Ce n'est donc pas parce que vous ne voyez pas de puces sur le pelage de votre animal qu'il n'en a pas ! Un autre moyen de savoir si votre animal a des puces est de trouver leurs matières fécales. Les puces se nourrissent du sang de votre compagnon, le digèrent, puis l’éliminent sous forme de petites déjections noirâtres dans le pelage. L'observation de ces petits grains noirs est caractéristique de la présence de puces. Vous pouvez en récolter quelques-unes à la main ou à l’aide d’un peigne fin, les placer sur une feuille ou un coton blanc, humidifier ce support et vous verrez un petit halot rougeâtre apparaitre. Cette coloration confirme que ces « petites crasses » proviennent bien de sang digéré et non de saletés. Si vous n’observez pas de défécations, le grattage ou le léchage soudain et intense provoqué par la piqûre d’une puce, principalement au niveau de la croupe, peut vous mettre sur la voie.






Puis-je attraper les puces de mon chien ou de mon chat ?
     Les hôtes préférés des puces sont le chat et le chien, toutefois, en l’absence de ces hôtes préférentiels, la puce peut prélever son repas sur d’autres hôtes tels que l’homme, le lapin,… Si vous constatez la présence de petits boutons qui chatouillent sur vos avant-bras ou vos jambes, consultez votre vétérinaire ;-).

Comment lutter contre les puces ?
     Pour éliminer les puces il faut agir sur plusieurs tableaux en même temps : 
                Sur l’animal : il est nécessaire de le traiter TOUS LES MOIS, même en hiver, avec des produits adaptés au poids, à l’âge et à l’espèce. De nombreux traitements sont à votre disposition, colliers, pipettes ou comprimés sont les plus efficaces pour tuer les puces. Attention, certains produits vendus peuvent être toxiques, demander conseil à votre vétérinaire, il pourra vous aider à choisir le produit qui conviendra le mieux à votre animal. Méfiez-vous également de ce qui est commercialisé en animalerie ou grande surface car la plupart de ces produits ne sont pas insecticides, donc peu efficaces. 
                Collectivité : Il faut veiller à traiter TOUS LES ANIMAUX de la maison et en même temps car celui qui ne l’est pas peut constituer un véritable réservoir de puces pour les autres. 
                Environnement : comme nous l’avons mentionné dans la 1ère partie de cet article, la majorité de la population des puces sont les œufs, les larves et les cocons. Or avec les traitements mis en place sur vos animaux, vous n’agissez principalement que sur les adultes et un peu sur les larves.
C’est pourquoi il est essentiel d’agir sur l’environnement (tissus, parquets, divan,…) :
                - Passer régulièrement l’aspirateur permet d’éliminer la plupart des œufs, en faisant bien attention d’éliminer le sac après aspiration intensive ou d’y glisser un insecticide!  
                - Le nettoyage des tissus (panier, coussins, couverture, des draps de lit,…) doit se faire à 60°C dans la machine à laver car les larves ne sont pas tuées en dessous de 54°C.
                - Pour tous ce qui ne rentre pas dans une machine à laver (matelas, fauteuils,…) il faut utiliser des sprays insecticides.  Si malgré toutes ces astuces, les puces sont toujours présentes dans votre habitation, un fumigène ou le recours à une société de désinsectisation est à envisager.

     J’espère, par cet article en deux parties, vous avoir permis de mieux comprendre la problématique des puces. Ce problème d’infestation lié aux puces est d’une complexité que beaucoup ignorent, surtout si l’on veut en être débarrassé définitivement. Ces petits parasites sont extrêmement tenaces et demandent un traitement systématique de tous les animaux et de l’environnement afin de les éradiquer. Si vous êtes confrontés aux puces et que ces quelques informations ne vous suffisent pas pour gagner la bataille, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire qui pourra adapter ses conseils à votre propre situation.

L'hygiène bucco-dentaire chez votre chien

Le chien commence à développer vers l’âge de 3 semaines une dentition de lait . Celle-ci est complète vers 1 mois et demi et se compose de 28 dents. Ces dents de lait sont progressivement remplacées par les dents définitives à partir de 4 mois et ce jusqu’à 7-8 mois. Le chien possède alors 42 dents. Durant cette période, le chien a besoin de mordiller, n’oubliez pas de lui mettre à disposition des jouets à mâcher !

Un des premiers problèmes que le chien peut présenter, c’est la persistance d’1 ou de plusieurs dents de lait . Elle se superpose à la dent adulte équivalente et de ce fait, favorise l’accumulation de débris (alimentaires, poils…), d’inflammation et de tartre. Si toutes les dents de lait de votre chien ne sont pas tombées au-delà de ses 7 mois, il est préférable de consulter votre vétérinaire.

Le tartre  est l’autre problème de santé que l’on rencontre chez un très grand nombre de chiens, surtout chez les races petites et moyennes. Cela débute par la formation de la plaque dentaire, film jaunâtre qui recouvre les dents. Ce film se compose de bactéries présentes au sein de la bouche, des protéines salivaires et des déchets alimentaires. Cette plaque dentaire, dans un second temps, se minéralise en incorporant du calcium salivaire pour former le tartre. En s’accumulant, le tartre s’insinue en dessous de la gencive ce qui l’irrite et la fragilise. Cela induit douleur, saignements, déchaussements des dents, infections et abcès. De plus, l’haleine du chien devient très nauséabonde.






Que faire contre le tartre ?  A ce stade, seul un détartrage  réalisé par votre vétérinaire pourra solutionner ce problème. Le chien doit être anesthésié afin de pouvoir lui maintenir la bouche ouverte durant toute la durée de l’intervention. Le tartre est décollé via des ultra-sons, les dents déchaussées doivent être extraites. On termine en apposant une pâte à la surface des dents pour les polir afin de les rendre lisses et de ce fait réduire provisoirement l’adhérence de la plaque dentaire. 


Avant détartrage.

Après détartrage.


 



Que faire pour ralentir la progression du tartre ?  La meilleure solution est de brosser régulièrement  les dents de votre chien dès ses 6 mois. Le brossage des dents est d’autant plus facile à réaliser si on a habitué son chien dès le plus jeune âge à cette manipulation. Il existe des brosses à dents doigtier ainsi que du dentifrice au goût adapté au chien. Certaines croquettes alimentaires , de part leur composition et leur structure, ont un effet de brossage sur les dents. Il existe également des bâtonnets et des sticks à mâcher  qui combinent une action mécanique de brossage ainsi qu’une action enzymatique comme le dentifrice. Pour les petits chiens qui n’aiment pas mastiquer, vous pouvez trouver des petites croquettes friandises , de la poudre à rajouter au repas  ou une solution à diluer dans   l’eau de boisson . Ces solutions permettent de rafraichir l’haleine mais sont moins efficaces dans la lutte contre le tartre que les solutions qui apportent un frottement de la surface des dents.
 
N’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire, il vous conseillera au mieux sur les produits existants et efficaces !

Gare aux intoxications chez nos animaux de compagnies.

Les deux principaux modes d’intoxications sont :
- l’ingestion d’une substance toxique.
- la pénétration à travers la peau.

Les symptômes dépendent bien entendu du toxique, de la dose ingérée ainsi que du poids de l’animal. Les principaux symptômes sont des vomissements, de la diarrhée, la plupart du temps une hypothermie, des troubles neurologiques, cardiaques, des irritations des muqueuses…

Le traitement d’une intoxication se base sur trois principes :
- lutter contre la résorption (= passage dans le sang et les tissus) du toxique, par exemple, laver l’animal si le toxique a pénétré par la peau, faire vomir si le toxique a été ingéré depuis moins de 2 heures(sauf en cas de produit irritant !),…
- augmenter l’élimination du toxique via les reins en maintenant l’animal sous perfusion et en stimulant la production et l’élimination de l’urine.
- lutter contre les effets toxiques du produit notamment via un antidote quand cela est possible.


Il existe 5 grandes familles de toxiques pour nos animaux de compagnie.

1. Les produits de luttes contre les nuisibles :

Les rodenticides anticoagulants (= mort aux rats) sont régulièrement responsable d’intoxications.  La dose toxique, et souvent létale, varie en fonction du type d’anticoagulant mais en moyenne, il faut une ingestion de 100g de granulés pour un chien de 20kg.  Les rongeurs ont besoin d’une dose plus faible pour mourir et l’intoxication d’un chien ou d’un chat qui aurait avalé une de ces rongeurs est pratiquement impossible.  Le danger réside dans l’ingestion directe de granulés anticoagulant.  Les symptômes apparaissent dans les 2 à 5 jours après ingestions et sont caractérisés par des hémorragies au niveau de tous les organes.

Les molluscides = le méthaldéhyde.  On le retrouve sous forme de petits granulés bleus ou de fine poudre blanche au goût sucré, utilisé dans les jardins comme anti-limace.  En fonction de la concentration du méthaldéhyde dans les granulés, la dose toxique est de 2 à 10 granulés/Kg.  Les symptômes apparaissent dans les 3 heures après l’ingestion et sont principalement de l’hyperthermie, l’hypersalivation et des troubles neurologiques tels que tremblements et convulsions.

Les insecticides, acaricides et herbicide = Organophosphoré et carbamate. La contamination de l’animal se fait via exposition direct aux produits ou par une promenade dans une prairie traitée via ces substances.  Une faible dose suffit à induire des troubles neurologiques important tels que tremblements, paralysie, convulsions…

Les pyréthrinoïdes = antipuce et antitique pour le chien.  L’intoxication est fréquente chez le chat à qui l’on a appliqué une pipette antiparasitaire prévue uniquement pour le chien.  Les symptômes sont surtout d’ordre neurologique : désorientation, ataxie, convulsions, contractures de certains muscles…

2. Les produits domestiques :

L’éthylène glycol = antigel et liquide de refroidissement.  L’ingestion du produit se fait assez fréquemment par le chien qui apprécie sa saveur sucrée.  Les premiers symptômes apparaissent dans les premières heures et sont d’abord d’ordre digestif puis neurologique.  S’ensuit dans les 24 à 48 heures suivantes, une insuffisance rénale aigue. 

L’eau de javel.  Elle est dangereuse lorsqu’elle est concentrée.  Les intoxications se font principalement lors de mâchonnement de la bouteille.  Les symptômes apparaissent rapidement, vomissement et douleur abdominal.  Elle peut être irritante si elle est projetée dans les yeux.

Le tabac et la nicotine.  L’ingestion de tabac via des mégots ou directement dans la pochette de tabac à rouler se fait régulièrement par des chiens curieux mais surtout par les NAC herbivores attirés par les végétaux.  Les symptômes sont digestifs et neurologiques et apparaissent dans les heures qui suivent l’ingestion.

Les détergents = savons, lessives, nettoyant…  Ces produits sont irritants lorsqu’ils rentrent en contact avec les yeux mais sont surtout dangereux par inhalation de mousse dans les voies respiratoires, c’est pourquoi lors d’ingestion de détergent, il ne faut ni faire boire, ni faire vomir l’animal afin d’éviter les erreurs de lieux et le passage de mousse dans la trachée qui induit de la toux et des difficultés à respirer.

Les huiles essentielles.   Les intoxications par ingestion d’huiles essentielles sont surtout fréquentes chez les chats qui sont plus sensibles mais surtout
souvent traités par des pipettes antipuces dites naturelles ou bio.  Ils sont également attirés par ces odeurs d’huile.  Les symptômes sont digestifs et neurologiques lors d’ingestion, des irritations locales lors de contact avec la peau et des irritations des voies respiratoires lors d’inhalation.  Attention aux brûles parfum !

Les hydrocarbures = goudrons, huile de vidange, white spirit…  Le chat est particulièrement attiré par l’odeur de ces produits jusqu’à se rouler dedans ou boire dans un pot de white spirit… L’intoxication se fait par contact cutané, inhalation ou ingestion.  Les symptômes dépendent du mode d’intoxication, signes cutanés (rougeurs, brûlures…), signes digestifs (salivation, vomissement, diarrhée…), signes respiratoires (difficulté respiratoire…) et signes neurologiques (abattement, prostration…)

Les peintures.  A nouveau, le chat est particulièrement attiré par l’odeur des peintures.  En cas de contact avec le pelage, un lavage avec du savon est recommandé.  En cas d’ingestion, les signes ressemblent à ceux provoqués par les hydrocarbures.

3. Les médicaments :

Le paracétamol = l’aspirine. La dose toxique chez le chien est de 150 mg/kg mais chez le chat, elle est seulement de 10 mg/kg !  L’ingestion se fait en général par l’administration du propriétaire lui-même.  Chez le chien, les troubles sont digestifs au départ et évoluent vers une insuffisance hépatique après quelques jours.  Le chat souffre rapidement de difficultés respiratoires en plus de l’atteinte digestive. 

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens tel que l’ibuprofen… Ces types de médicaments sont très mal tolérés par nos animaux de compagnie s’ils sont surdosés.  Il ne faut jamais donner d’anti-inflammatoires humains pour un animal.  Il en existe adapté aux animaux et pour lesquels le respect de la dose est important !  L’intoxication commence dans les 2 heures après l’ingestion par des vomissements, de l’abattement, de la diarrhée, suivis par des convulsions et entrainant une insuffisance rénale ainsi que des perforations digestives.

Les anxiolytiques benzodiazépines = Valium, Xanax…  L’intoxication résulte de     l’ingestion accidentelle ou de l’administration volontaire du propriétaire afin de calmer son animal.  Les premiers symptômes apparaissent dans les 15 minutes à 2 heures après l’ingestion et sont essentiellement neurologiques : somnolence, incapacité à se déplacer jusqu’au coma voire la mort en fonction de la dose prise.

4. Les aliments :

Le chocolat.  La substance toxique du chocolat est la théobromine.  Sa dose toxique est de 92 mg/kg, c’est l’équivalent pour le chocolat au lait de 600g/10kg et pour le chocolat noir de 70g/10kg.  Les symptômes apparaissent 1 à 4 heures après l’ingestion et sont d’ordre digestifs, neurologique mais également cardiaque avec des arythmies.

Le raisin.  L’ingestion d’une grappe de raisins frais peut être fatale pour un chien de 10 kg.  Le raisin sec est plus concentré en principe toxique, la dose toxique est plus basse.  Apparaissent dans les premières heures post ingestion, des troubles digestifs et de l’abattement.  S’ensuit après 48 à 72 heures, le développement d’une insuffisance rénale qui alourdit le pronostic.

Le sel (alimentaire, sel de déneigement, la pâte à sel...). L’ingestion d’une trop grande quantité de sel induit une soif intense, une diarrhée abondante et est responsable de l’apparition d’œdème cérébral avec troubles neurologiques importants.  L’équivalent de 3 cuillères à soupe de sel est toxique pour un chien de 12 kg.

Les oignons crus ou cuits, l’ail et les poireaux.  Les animaux peuvent s’intoxiquer en mangeant une grande quantité d’oignon d’un seul coup, ou en en ingérant un petit peu de façon répétée.  La dose toxique est d’1 oignon pour un chien de 10 kg.  L’intoxication évolue sur plusieurs jours car la toxicité de ces aliments provient de la destruction des globules rouge, ce qui induit chez l’animal, en plus des troubles digestifs, une fatigabilité importante et des difficultés respiratoires.
Attention également à l’avocat, les pommes-de-terres surtouts germées, les marrons, les champignons sauvages et la cocaïne !

5. Les plantes :

Le lys, les chats sont particulièrement attirés par cette plante.  L’intoxication se produit lors du mâchonnement d’une quelconque partie de la plante.  Les symptômes sont de l’ordre du digestif et chez le chat, 48 à 72 heures après, apparait une insuffisance rénale.

Faites également attention avec l’Hortensia, l’If, la Digitale, le Buis, le Chêne et surtout les glands vert, le Cycas, le Dieffenbachia, le Ficus, le Gui, le Houx, les Lauriers rose et cerise, le Muguet, le Poinsettia ou étoile de Noël, le Rhododendron, le Ricin, le Pommier d’amour, le Schefflera, le Spatiphyllum…. 
La plupart de ces plantes n’induisent que des problèmes digestifs, hypersalivation, vomissement et diarrhée  mais certaines peuvent être toxiques pour les reins, le foie, le cœur…

En cas de suspicion d’une intoxication, contactez rapidement votre vétérinaire
et/ou le centre antipoison au 070/245 245.

Conflits entre chiens... que puis-je faire?

Pourquoi certains chiens vivent sereinement sous le même toit et d’autres rentrent perpétuellement en conflit ?
Le chien fait partie des espèces qui basent leur système d’organisation sociale sur l’établissement d’une hiérarchie. La mise en place de cette hiérarchie prend du temps.

Le chien dominant est celui qui s’estime être prioritaire par rapport à ce qu’il considère avoir de la valeur à ses yeux. Cela peut être par rapport à la nourriture, à ses jouets, aux lieux de couchage, à l’attention du propriétaire…
Le chien dominé est celui qui accepte de céder sa place. Pour lui, ces ressources ont moins d’importance dans sa vie. Il accepte cette position totalement ou seulement vis-à-vis de certaines situations qu’il considère comme non prioritaires pour lui. Un chien peut être dominant par rapport à la nourriture mais pas vis-à-vis du lieu de couchage. La race canine a développé un langage corporel de communication très élaboré servant à établir la position dans la hiérarchie.
Lorsque cette hiérarchie est mise en place, les chiens vivent en harmonie.

Certaines causes peuvent empêcher la mise en place ou rompre la hiérarchie établie :
     - La puberté : un chien arrivant à maturité sexuelle (entre 5 et 12 mois) doit trouver sa place au sein du groupe social. Cela peut engendrer de nouveaux conflits jusqu’à ce qu’ils trouvent un équilibre dans la hiérarchie.
     - La vieillesse et la maladie : le chien dominant peut perdre sa place en faiblissant. - Des troubles du comportement : certains chiens peuvent être hyperactifs, avoir un défaut de socialisation, être anxieux…. Ces problèmes comportementaux perturbent leur communication.   
     -L’intervention du propriétaire : la plupart des propriétaires voudraient que leurs chiens soient sur le même pied d’égalité, cela nous apparait injuste qu’il y ait un dominé et un dominant. Hors, si nous empêchons l’établissement d’une situation claire entre les deux chiens, les conflits et les bagarres ne cesseront d’augmenter pouvant rendre la cohabitation impossible.

Comment prévenir les conflits lors de l’introduction d’un deuxième chien ?
La première rencontre doit avoir lieu dans un environnement neutre, sans présence de sources potentielles de conflits (nourriture, jouet, panier, propriétaire…). Il faut surveiller et n’intervenir qu’en cas de bagarre, non pas en fonçant dans la mêlée mais en les distrayant via un coup de sifflet, un jet d’eau ou tout autre objet lancé dans le but de distraire les chiens… Lorsque la hiérarchie est établie, le propriétaire se doit de la respecter afin que cela reste clair pour les deux chiens. Il ne faut pas, par pitié, gâter le dominé devant le dominant au risque de voir réapparaitre des conflits entre eux afin de restaurer cette hiérarchie. Si malgré tout les bagarres persistent, le propriétaire doit reconnaitre les évènements déclenchant les conflits et veiller à éviter ces situations.

La stérilisation permet-elle d’améliorer la cohabitation ?
     - Conflit entre deux mâles : la castration doit être envisagée pour les deux, ne castrer que le dominant n’est pas une bonne solution. L’amélioration de la situation est très variable !
     - Conflits entre mâles cohabitant avec une femelle : la stérilisation de la femelle est conseillée afin de supprimer une source majeure de conflit.
     - Conflits entre chiennes : la stérilisation n’est pas conseillée. Cela n’apporte rien de mieux à la situation.
 
Si les bagarres persistent malgré l’élimination d’un maximum de sources de conflits, une visite chez votre vétérinaire peut vous aider à vérifier que tout est bien mis en œuvre pour que la cohabitation soit agréable. Un traitement médical de soutient peut s’avérer nécessaire afin de réduire les signes d’agressivité et d’augmenter la coopération du chien dans les changements du contexte de vie mises en place par le propriétaire.

Mon chien fait des dégâts à la maison en mon absence.... vengeance???

Non, il ne s’agit pas de vengeance de la part de votre compagnon.

Cela relève d’un sentiment de peur, d’anxiété ou d’ennui. Plusieurs troubles du comportement peuvent être à l’origine de ces désagréments : l’anxiété aux bruits (feux d’artifice, travaux…), l’anxiété de séparation, le chien hyperactif qui reste seul toute la journée…

Nous aborderons dans cet article, le trouble le plus fréquent, c’est-à-dire, l’anxiété de séparation que le chien développe en l’absence de son propriétaire.

L’origine de ce trouble vient de la persistance du lien d’attachement primaire entre le chien et une personne de la famille. Ce lien s’établit au départ entre le chiot et sa mère et est destiné à se rompre à la puberté. Hors, lors de l’adoption, le chiot essaye de reconstruire ce lien d’attachement avec la personne qui s’en occupe et qui le cajole.
Les premiers symptômes apparaissent généralement à l’âge de la puberté (6-12 mois) lorsque le propriétaire s’absente de la maison. Le chien souffrant d’anxiété va détruire des objets manipulés par le propriétaire (coussins, gsm, lunette, chaussures…), pleurer et aboyer tout au long de l’absence, ainsi qu’uriner et déféquer dans la maison alors qu’il est d’habitude propre.

Que peut-on faire pour éviter ou stopper cette anxiété de séparation ?

Comme vous l’avez compris, l’origine de ce trouble provient de l’hyper attachement que le propriétaire a permis au chien d’établir avec lui.

Donc, la première chose à faire est de favoriser l’autonomie du chiot
 Il existe de nombreux exercices à réaliser pour réduire l’excès de dépendance. Le principe de base est que le chien ne peut recevoir des attentions (caresses, jeux…) que sur l’initiative du propriétaire et non chaque fois qu’il le sollicite. Il faut l’ignorer complètement lorsqu’il s’approche pour demander des attentions. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut plus s’occuper de son chien, au contraire, il faut veiller à lui donner autant d’attention qu’auparavant mais toujours être à l’initiative des échanges, le but n’étant pas de punir votre chien mais bien de le rendre plus indépendant. Il faut également placer son panier ou son coussin dans un coin « retiré » d’une pièce de vie de la maison.

La deuxième chose à faire est de réduire l’anxiété au moment du départ. Pour cela, il faut ignorer le chien pendant 20-30 minutes avant de quitter la maison et surtout ne pas dire « au revoir » ni avoir un rituel de départ. Il faut quitter le domicile le plus discrètement possible. Au retour, il faut également ignorer le chien et ne lui accorder de l’attention que lorsqu’il se sera calmé, cela peut prendre jusqu’à 20-30 minutes au début… Il ne faut surtout pas le punir pour ce qu’il a fait, même si cela est très tentant, car en punissant un chien anxieux, on amplifie encore sa peur !

Si votre chien souffre de ce genre de trouble du comportement, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire. Un traitement médical et/ou à base de phéromone peut aider au départ à rendre votre chien plus calme, moins anxieux et plus réceptif aux changements d’habitudes que vous allez mettre ne place. D’autres exercices à réaliser avec votre chien pourront vous être proposés afin de réduire cet hyper attachement.
Pensez également à lui laisser des jouets, par exemple les Kongs que l’on peut remplir de nourriture, afin de l’occuper lors de votre absence. Par contre, la présence d’un autre compagnon à quatre pattes n’améliore que très rarement la situation puisque l’anxiété est dirigée vers le propriétaire.

Soyez patient et vous serez récompensé !

Pourquoi mon chat fait pipi partout alors qu'il était propre auparavant?

La malpropreté chez le chat est un motif fréquent de consultation au sein d’un cabinet vétérinaire mais également une raison fréquente d’abandon voire de demande d’euthanasie.

Tout d’abord, il faut différencier le marquage et l’élimination dans des lieux inappropriés.

Le marquage urinaire a une intention communicative, le chat urine debout en tournant le dos à la cible et en faisant frétiller la queue. Il élimine de petites quantités d’urine sur des surfaces verticales (portes, murs, mobilier…). Le chat utilise toujours sa litière pour satisfaire ses besoins. L’apparition de marquage urinaire est plus fréquente chez le mâle mais existe chez la femelle également. Les principales causes sont les stimulations hormonales pour les chats non stérilisés, la surpopulation, le stress social (conflits, introduction d’un nouveau chat, punition du propriétaire…) et le stress territorial (modification de l’environnement du chat comme un déménagement, la réalisation de travaux…).

L’élimination inappropriée correspond à une vidange de la vessie hors du bac. Le chat se met en position accroupie, il fait des plus grandes flaques que lors du marquage et ce sur des surfaces horizontales (lit, tapis, baignoire, divan, chaussures…). Il n’utilise plus ou peu sa litière. Lors d’élimination inappropriée, une consultation chez son vétérinaire s’impose car avant toute chose, il est important d’exclure une maladie telle qu’une atteinte de l’appareil urinaire, un diabète, une hyperthyroïdie, de l’incontinence, de l’arthrose…. Si votre vétérinaire déclare votre matou en bonne santé, d’autres causes peuvent être à l’origine de cette élimination inappropriée.
Tout d’abord, s’il n’a jamais été dans sa litière, votre chat peut avoir un manque d’éducation concernant l’utilisation de la litière (absence d’une mère, absence de litière…). Il n’y a plus qu’à jouer à maman chat ou…
Par contre, si votre chat a déjà été propre et soudainement urine et /ou défèque en dehors de sa litière, il peut avoir développé une aversion au bac à litière ou souffrir d’anxiété.

L’anxiété du chat peut provenir de plusieurs causes : modification du territoire du chat, modification de l’environnement social (arrivée d’un bébé, d’un chien…), les conflits entre chats et le confinement du chat à l’intérieur. Une consultation chez votre vétérinaire pourra vous aider à comprendre et à diminuer l’anxiété de votre chat grâce à des conseils de réorganisation de territoire, de modification de votre comportement face à votre matou, d’utilisation de phéromones voire de médicaments si nécessaire.
L’aversion au bac à litière peut apparaitre si le chat doit partager sa litière avec un congénère, si un évènement stressant a lieu (ou a eu lieu) lors de l’utilisation de son bac (bruit, présence d’un enfant ou d’un chien…), s’il y a eu changement de substrat…

Que faire pour stimuler le chat à utiliser son bac ?
- Présence du nombre de litière en rapport au nombre de chats + 1. Exemple, 3 chats = 4 litières.
- Le bac doit être à bord bas, non couvert et large.
- Utiliser un substrat agglomérant et non parfumé.
- Ne pas ajouter de parfum au substrat.
- Nettoyer régulièrement le bac à litière.
- Placer le bac dans un endroit calme et si possible à l’endroit que le chat a choisi.

Que faire pour empêcher le chat d’uriner ailleurs ?
- Nettoyer les endroits sales au vinaigre blanc dilué. Sur les tissus, diluer le vinaigre blanc avec de l’eau gazeuse.
- Ne jamais utiliser de l’eau de javel ou des produits à base d’ammoniac.
- Pour décourager le chat à uriner hors de sa litière, couvrir ces endroits choisis avec du plastique ou du papier aluminium, remplir l’évier et/ou la baignoire d’eau…

L’obésité, près de 50% de nos animaux de compagnie en souffrent.

Quelles sont les conséquences d’un surpoids ?

Un surpoids a un impact négatif sur le bien-être de votre animal, son bonheur et sa qualité de vie globale. Un surpoids au-delà de 20% augmente fortement le risque de développer des maladies graves telles que diabète, ostéo-arthrose, pathologie cardio-respiratoire, trouble urinaire…. Il a été démontré également que les animaux en surcharge pondérale vivent moins longtemps que ceux maintenus à leur poids idéal. De plus, les animaux en surpoids font partie d’une catégorie où les risques opératoire et anesthésique sont accrus.
 
Quelles sont les causes de la prise de poids ?

Une alimentation inadaptée en quantité et/ou en qualité.    
Le manque d’exercice.    
L’âge de votre animal : un animal âgé est moins actif et par conséquent, ses besoins énergétiques sont moindres.    
La race : certaines races montrent une prédisposition plus importante à la prise de poids, comme le Labrador, le Beagle, le Cocker…    
La stérilisation : la stérilisation modifie le métabolisme en augmentant leur tendance à prendre du poids.    
Certaines maladies peuvent être responsables d’une prise de poids, tel que l’hypothyroïdie chez le chien.

Comment savoir si mon animal est en surpoids ?

Il existe des tables de fourchettes de poids idéal en fonction de la race et de la taille de votre animal. Un animal est en surpoids lorsqu’il devient difficile de sentir les côtes ou la colonne à travers la couche de graisse, lorsque vu de profil on ne distingue plus de ceinture abdominale et que vu du dessus, la partie arrière est élargie au niveau de la taille. Le surpoids joue également sur le comportement de votre animal. Celui-ci bouge plus lentement, rencontre des difficultés à se déplacer, a le souffle court et dort plus que d’habitude.

Comment faire maigrir mon animal ?
 
1. Adapter son alimentation.

Il existe deux types d’alimentation de « régime » :
L’aliment « light » ou allégé qui est formulé pour le maintien du poids et non la perte de poids. Ce type de nourriture est à prescrire pour tous les animaux stérilisés et ce dès leur stérilisation, ainsi que pour les races prédisposées à la prise de poids.    
L’aliment spécifique de régime qui est formulé pour aider l’animal à perdre du poids grâce notamment à une teneur en fibre alimentaire plus élevée pour une sensation de satiété, à des teneurs plus faible en calories et en graisses, à des substances qui stimulent la transformation des graisses en énergie…
Outre le choix d’une alimentation adaptée, il est important de respecter quelques règles de distribution de cette alimentation :
Mesurez ou pesez soigneusement la quantité de nourriture quotidienne.    
Ne lui laissez pas la nourriture à disposition toute la journée mais limitez la durée du repas à 10-15 minutes, 2 x/jour à heures régulières.    
Ne donnez pas à manger à votre chien à table, ne le nourrissez pas à la main.    
Ne rajoutez rien à l’alimentation de votre chien pour l’inciter à manger.    
N’utilisez pas la nourriture comme un moyen de faire plaisir à votre animal, le jeu, les promenades et les câlins suffisent…    
Utilisez une partie de sa ration journalière pour le récompenser lors des séances d’exercices. 
 
2. Etre actif.

Pour les chiens :
Augmentez le nombre de promenade, emmenez-le chaque fois que vous sortez.    
Jouez à lui lancer une balle ou un autre objet.    
Cachez sa nourriture afin de stimuler son déplacement et son instinct de recherche. Il existe des jouets dans lesquels on cache des croquettes et qui permettent au chien de prendre son repas en s’amusant.    
Suivre les cours d’agility, faire du canicross…
 
Pour les chats :
Laissez sortir son chat d’intérieur avec une grande laisse afin de la laisser sauter et jouer.    
Stimulez le jeu, il suffit parfois d’une boîte en carton ou d’un sac de papier…    
Mettre à disposition un arbre à chat afin de le stimuler à grimper et faire ses griffes.    
Laissez courir le chat après le faisceau d’une lampe de poche.    
Donnez à manger dans des endroits différents ou cachez la nourriture.
 
Faire maigrir son animal n’est pas chose facile. Beaucoup de propriétaires se découragent à cause du manque de résultat ou de la lenteur de la perte de poids de leur animal. Pourtant, la réussite du régime ne dépend pratiquement que du propriétaire, l’animal n’ayant pas libre accès à ses réserves de nourriture…

N’hésitez pas à nous contacter, nous vous conseillerons la meilleure alimentation adaptée au régime de votre animal, et nous vous aiderons à concevoir un programme de perte de poids personnalisé.

Chaleurs et Contraception : questions fréquemment posées.

A quel âge ma chienne va-t-elle avoir ses premières chaleurs, comment cela se passe-t-il ?

La puberté chez la chienne apparait vers 6-8 mois dans les petites races (moins de 10 kg), vers 8-12 mois dans les races moyennes (10 à 30kg) et parfois, pour les races géantes (plus de 45 kg), entre 12 et 20 mois.  Les premières chaleurs sont souvent plus courtes que les chaleurs suivantes.  Fréquemment, la chienne a peu de pertes de sang, génère peu d’attirance des mâles et beaucoup de propriétaires peuvent passer à côté des premières chaleurs.  Par la suite, une chienne est en général en chaleur 2x/an, pendant une période allant de 10 jours à 3 voire 4 semaines.

Est-ce que je peux donner la pilule à ma chienne ? 

En Belgique, il n’existe pas de pilule contraceptive enregistrée pour les chiens.  Il n’y a actuellement que deux moyens de contraception chez la chienne : l’ovariectomie (chirurgie) irréversible  et la contraception réversible via injection de progestagènes.  L’usage de progestagènes doit être évité au maximum car cela ne se fait pas sans conséquences pour la santé de votre chienne.  Les progestagènes augmentent les risques d’apparition de pathologie des organes génitaux tel que l’apparition de kystes ovariens, l’infection de la matrice, l’hyperplasie endométriale kystique, incidence accrue de tumeurs mammaires, induction du diabète, augmentation de l’appétit et risque d’atteinte de la peau au niveau du site d’injection.  La stérilisation reste le moyen de contraception à privilégier.

Ma chienne est en chaleur, peut-on les stopper ?

Oui mais avec conscience des risques importants de l’usage d’une contraception à cette période du cycle sexuel de la chienne, c’est- à-dire, une augmentation des risques d’infection de la matrice en plus des effets secondaires déjà décrits ci-dessus.  L’injection de Delvosteron (le Dépo-promone est proscrit d’usage quand la chienne est en chaleur) doit se faire dans les 2-3 premiers jours des chaleurs.  A éviter au maximum !  La stérilisation de la chienne en période de chaleurs est déconseillée car les saignements sont plus importants à cette période du cycle sexuel.

Est-ce que ma chienne doit avoir une portée avant d’être stérilisée ?

Absolument pas. La stérilisation de la chienne diminue fortement les risques de pathologies génitales et l'incidence des tumeurs mammaires, à condition que la chirurgie soit réalisée tôt dans la vie de la chienne, et ce même avant l'apparition des premières chaleurs. Le risque de développer des tumeurs mammaires chez une chienne stérilisée avant ses premières chaleurs est de 0.05% par rapport à une chienne non stérilisée, ce taux est déjà de 8% lorsque la stérilisation à lieu entre les 1ère et les 2ème chaleurs! Le bénéfice de la stérilisation diminue progressivement au fur et à mesure que la chienne vieillit.
 
Mon chien mâle est souvent excité sexuellement et à tendance à fuguer, que puis-je faire ?

Chez le mâle, il existe également deux méthodes de castration : la castration chirurgicale irréversible et la castration réversible.  Cette castration réversible peut se faire soit via une injection de dérivés de progestérone, soit via la pose d’un implant.  Mais attention, l’infertilité n’est efficace que 3 à 6 semaines après l’injection ou la pose de l’implant et en général, a une durée d’action de 6 mois.  Afin de conserver le caractère réversible de la castration chimique, il est conseillé de ne pas utiliser ces médicaments plus de 2 ans.  Ce type de contraception n’est en général utilisé que chez des éleveurs afin de postposer les chaleurs du chien mâle.
 
A quel âge ma chatte va-t-elle avoir ses chaleurs et comment cela se passe-t-il ?

En général, la chatte commence ses chaleurs vers l’âge de 6 mois mais certaines peuvent déjà être en chaleur à 4 mois.  Les chaleurs chez la chatte peuvent durer de quelques jours à quelques semaines.  La chatte n’a pas de perte de sang mais manifeste un comportement très particulier : elle se roule par terre, adopte la position d’accouplement (queue et croupe relevée), miaule de façon prononcée,  marque son territoire en urinant,  se frotte encore plus sur les meubles et sur son propriétaire, elle réclame plus de câlins et cherche à sortir afin de rencontrer un matou.  Tous ces comportements sont assez dérangeants pour le propriétaire.
 
Est-ce que je peux donner la pilule à ma chatte ?

Oui, la contraception orale existe chez la chatte.  Il s’agit d’une pilule à base de progestagènes que l’on donne 1x/semaine ou tous les 15 jours en fonction de la pilule.  On peut également utiliser, comme chez la chienne, une méthode contraceptive par injection.  Les risques mentionnés chez la chienne sont identiquement les mêmes chez la chatte, même avec la pilule.
 
Ma chatte est en chaleur, peut-on les stopper ?

Oui, on peut lui donner une pilule/jour pendant 3 jours consécutifs ou prendre rendez-vous chez son vétérinaire pour la faire stériliser rapidement.  Il n’y a pas de contre-indication d’une stérilisation pendant les chaleurs chez la chatte.  Anecdotiquement, la technique dite « du coton tige » peut être appliquée.  Certains éleveurs l’utilise afin d’éviter les contracetifs.  Il s’agit de mimer l’accouplement en introduisant un coton tige dans le vagin de la chatte.  Cette manipulation nécessite de l’expérience et doit être répétée au cours d’une journée afin de stimuler l’ovulation de la chatte.

Est-ce que ma chatte doit avoir une portée avant d’être stérilisée ?

Absolument pas et ceci pour les mêmes raisons que chez la chienne.
 
Mon chat mâle urine dans la maison, vagabonde beaucoup et se bagarre souvent, que puis-je faire ?

La castration diminue le comportement territorial du chat et de ce fait, diminue les risques de marquages urinaires et de bagarres.  De plus, l’urine du chat castré à une odeur très atténuée par rapport au mâle entier.  La castration chimique est possible chez le chat, avec les mêmes possibilités que chez le chien (injection ou implant) mais n’est que très rarement utilisée.  La castration chirurgicale reste la méthode la plus couramment choisie.
 
En conclusion, la stérilisation de nos animaux de compagnie nous facilite la vie en tant que propriétaire en limitant des comportements de chaleurs souvent difficiles à gérer au quotidien, mais surtout influence favorablement la santé de votre animal.  La méthode de choix reste la stérilisation définitive via l’intervention chirurgicale.  Les méthodes de contraceptions réversibles doivent être réservées aux éleveurs ou ponctuellement en « dépannage » mais certainement pas en continu tout au long de la vie de votre animal.  N’hésitez-pas à aborder le sujet avec votre vétérinaire.